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Comment utiliser l’IA pour développer sa présence sur les réseaux sociaux ?

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Dans cet article
L’intelligence artificielle transforme la manière de créer du contenu sur LinkedIn, Instagram, Facebook, TikTok ou YouTube. ChatGPT, Gemini, Claude, Copilot ou encore Perplexity permettent aujourd’hui de gagner un temps considérable pour trouver des idées, rédiger des publications, préparer des scripts vidéo ou construire un calendrier éditorial.
Mais l’IA ne remplace pas la stratégie. Pour obtenir des contenus pertinents, il est essentiel de lui transmettre le bon contexte : votre activité, votre audience, votre positionnement, vos objectifs et votre manière de communiquer.
Dans cette formation proposée par Docteur Certif, découvrez concrètement comment intégrer l’intelligence artificielle à votre stratégie sur les réseaux sociaux pour créer plus efficacement, gagner du temps et développer votre visibilité.
La vidéo aborde également les bonnes pratiques du prompting, les limites de l’IA et l’importance de conserver son expertise et son esprit critique.
Note de la rédaction — vidéo mise en ligne le 11 septembre 2026, avant l’entrée en vigueur, le 1er novembre 2026, du décret n° 2026-728 du 1er août 2026. Les propos reflètent la réglementation et les pratiques à cette date. Règles à jour : l’audit de surveillance a lieu entre le 14e et le 22e mois après l’obtention du certificat ; une non-conformité majeure se lève en 3 mois, une mineure en 6 mois ; le référentiel compte 33 indicateurs à partir du 1er novembre 2026 (32 jusqu’au 31 octobre 2026).
Résumé
Ce webinaire, organisé dans le cadre d’un partenariat entre Docteur Certif et RH Formation (groupe RH France), présente une formation sur l’usage de l’intelligence artificielle pour créer du contenu sur les réseaux sociaux. Le formateur, Arnaud, explique que l’IA permet de lever le frein du temps de production, mais qu’elle ne remplace ni la stratégie ni le jugement : « on ne délègue pas son cerveau à l’intelligence artificielle ». Il indique que les principaux outils (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot, Perplexity) se valent en grande partie, et que la qualité du résultat dépend de la capacité à verbaliser clairement sa demande, à fournir des exemples de ce qui fonctionne et à itérer en plusieurs échanges. La formation présentée couvre la communication avec l’IA, l’analyse et le positionnement, le contenu multiformat, le calendrier éditorial et la conversion de l’audience en prospects ; elle prépare à une certification inscrite au Répertoire spécifique de France Compétences et combine e-learning, classes virtuelles et suivi individualisé.
Transcription
Ouverture du webinaire
Intervenant : Bonjour à tous. Il est 9 h 30. Merci d’être tous présents avec nous. Je vois qu’on a 17 participants aujourd’hui, c’est déjà pas mal. On a 136 inscrits, il me semble, en espérant que d’autres personnes arrivent. L’idée de ce webinaire, via l’organisation de Docteur Certif et le partenariat de long terme qu’on a avec Alexandra de RH Formation, c’est justement de pouvoir visualiser et commenter, grâce à l’expertise d’Arnaud, une formation sur la création de contenu, notamment sur les réseaux sociaux.
Aujourd’hui, l’idée va être d’aborder cette formation pour savoir comment vous allez pouvoir mettre en avant votre société de façon efficace sur les réseaux sociaux. J’ai assez pris la parole, je la laisse à Alexandra, qui va se présenter mieux que je ne le ferais pour elle.
Alexandra : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce webinaire. Je suis Alexandra, fondatrice et dirigeante de RH Formation, groupe RH France. C’est une société que j’ai montée il y a 18 ans, en 2008, et depuis cette date nous concevons des formations professionnelles sur mesure, avec une priorité : répondre de façon concrète aux évolutions des métiers. Et parmi ces évolutions, il y en a une qui est majeure : l’intelligence artificielle.
Pour partager son expertise, je suis accompagnée d’Arnaud, qui est formateur chez RH France et expert en intelligence artificielle. Arnaud, je te laisse la parole.
Arnaud : Oui, expert en intelligence artificielle. Ça fait quand même plus de 20 ans que je suis dans le milieu informatique, et maintenant je définis, je choisis un peu mes expertises et les domaines d’activité que j’ai envie de pratiquer au quotidien. L’intelligence artificielle, c’est quelque chose qu’on croit assez récent, avec la sortie grand public des différentes intelligences artificielles comme ChatGPT, sorti en novembre 2022, mais ça existait déjà depuis des années. C’est juste que c’était moins grand public. L’idée, c’est de voir un petit peu comment ça s’applique, comment ça se met en place pour des usages très concrets et du quotidien. En l’occurrence, développer sa visibilité et son marketing de contenu pour promouvoir son activité, sa TPE-PME, son entreprise.
[Consignes techniques du webinaire — passage omis]
Intervenant : J’ajoute une petite chose, si je puis me permettre : à l’issue ou même pendant ce webinaire, vous pouvez évidemment converser avec nous à travers le chat. On va s’efforcer de répondre à vos questions soit au fur et à mesure, soit, si ce sont des questions vraiment très techniques, on prendra le temps, mais plutôt à la fin du webinaire. Et sachez que si vous voulez un échange plus approfondi avec nous, vous pouvez évidemment réserver un échange en cliquant, au bas de votre écran, sur le bouton « Nous recontacter ». Excuse-moi, Arnaud, je te relaisse la parole.
Le temps passé sur les réseaux sociaux, pour peu de résultats
Arnaud : Il faut faire un peu de logistique de toute façon pendant le webinaire, justement pour être sûr que ça se passe bien. Soyons le plus concret possible, histoire d’apporter un maximum de valeur et surtout d’être le plus représentatif de ce qui va se passer durant cette formation. Je vais commencer par une petite question, histoire de mettre un peu tout le monde dans le bain. En gros, qui a déjà passé du temps à essayer de développer son activité et son contenu sur les réseaux sociaux, à dépenser des heures, peut-être même beaucoup d’argent aussi, tout ça pour faire, on va dire, 2 likes, 150 vues sur son post ou sa vidéo, et derrière se rendre compte qu’il a plus perdu du temps qu’autre chose ?
Est-ce qu’il y en a quelques-uns qui ont envie de répondre dans le chat et de partager un peu leur expérience rapidement, pour dire : « Voilà, moi je dépense du temps, je dépense de l’argent, et en fait je n’ai rien en retour avec les réseaux sociaux » ? Est-ce que c’est arrivé qu’à moi au début, ou est-ce que c’est arrivé à plein d’autres gens ? J’ai envie de supposer que je ne suis pas seul au monde à avoir galéré au début. Donc sauvez-moi, si je puis dire.
Intervenant : On a un participant qui se sent visé, et pour ma part moi aussi. Une participante aussi.
Arnaud : Oui. C’est quand même quelque chose qui revient énormément. Et c’est vrai que souvent, quand on a en plus une petite activité, quand on est freelance, quand on est un petit staff, une petite équipe, on n’a pas toujours les moyens de se prendre un community manager, de passer du temps, ou de recruter des personnes pour affecter un pôle de dépense là-dessus. Donc ce n’est pas évident. On se dit qu’on va essayer de se débrouiller tout seul.
Premier gros problème : c’est une activité qui est très chronophage, qui demande beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’investissement personnel, parce qu’il faut comprendre comment ça marche. C’est quoi les réseaux sociaux, comment marchent Facebook, Insta, LinkedIn, TikTok, YouTube ? Est-ce que c’est la même façon de poster sur ces différents réseaux sociaux ? Est-ce que ce sont les mêmes types de formats ? Certains posts amènent des surprises, on est entièrement d’accord : on n’est pas à l’abri d’un tour de magie et de découvrir ce qui se passe au travers d’une vidéo. Je l’ai vécu encore il n’y a pas longtemps sur un des projets qu’on a montés et qu’on a accompagnés à se lancer sur les réseaux sociaux notamment. Donc c’est très compliqué en fait.
C’est cet équilibre qui est difficile à trouver, pour justement essayer de calculer correctement, ou de trouver quelque chose qui puisse apprécier correctement le rapport entre temps passé et retour sur investissement, pour pouvoir développer sa visibilité sur les réseaux sociaux.
Pourquoi les réseaux sociaux sont devenus incontournables
Et pourquoi c’est compliqué et important en même temps ? C’est parce que les réseaux sociaux ont pris, on est obligé de l’admettre même si on n’aime pas ça et qu’on peut être contre beaucoup de choses, une part importante, si ce n’est majoritaire, dans la visibilité de soi-même quand on est freelance, de son activité quand on a une petite boîte, de son activité quand on a une grosse boîte. Et la majorité du trafic, de ce qu’on pourrait appeler l’acquisition client, vient maintenant des réseaux sociaux.
On en est à un stade, pour vous donner une idée rapidement, où l’on est capable de mettre en concurrence, en termes de statistiques, les recherches que des gens font sur Google et les recherches que des gens font sur une plateforme comme TikTok, par exemple. C’est-à-dire qu’avant, on avait un quasi-monopole des moteurs de recherche comme Google pour des gens qui vont se dire : « Quel restaurant est le mieux dans ce secteur-là ? Est-ce que ce bouquin de tel auteur est de bonne qualité ? Est-ce qu’il est bien noté ? » Google avait un monopole là-dessus. Et depuis des années, il y a eu d’autres réseaux sociaux comme Facebook et Insta, mais TikTok a été un des premiers, par exemple, à entrer en concurrence directe avec un moteur de recherche. Ça, ce n’est pas banal, et ça se développe de plus en plus.
Et je passe aussi sur la façon que tout le monde a de s’approprier le métier de grand critique littéraire, de film, culinaire, sur tous les sujets, j’en passe et j’en oublie. Les gens prennent un grand plaisir à prendre leur téléphone, faire un petit selfie, une photo, un post pour expliquer : « Ça, c’était génial ; ça, ce n’était pas bien ; je recommande, je ne recommande pas. » C’est en ce sens que les réseaux sociaux prennent une part hyper importante, parce que c’est la visibilité.
C’est comme si vous étiez un magasin ou une enseigne au milieu de centaines de milliers, si ce n’est de millions d’autres, et qu’il y avait des milliards de personnes sur Terre qui passent devant. Comment vous vous différenciez des autres ? Comment vous vous mettez en avant ? Comment vous vous mettez en valeur pour que la clientèle qui vous correspond vienne dans votre boutique, vous repère, et du coup s’intéresse à ce que vous proposez ? Donc, en plus de devoir être visible, ce qui est maintenant quasi obligatoire, sinon vous perdez une grosse partie de l’acquisition client et de l’attraction qui va avec, il faut aussi attirer les bonnes personnes.
Ça, c’est dans un deuxième temps. C’est déjà une première victoire, si je puis dire, de réussir à attirer les clients dans sa boutique, sur son espace, sur son réseau social ou ses réseaux sociaux. Mais encore faut-il ensuite attirer les bonnes personnes, celles qu’on va réussir à transformer, à convertir, et du coup développer sa clientèle. Ça, c’est vraiment la partie ROI, retour sur investissement, des réseaux sociaux. On va capter les gens, capter le trafic des personnes là où elles circulent, là où elles se trouvent.
C’est très important à comprendre comme fondamentaux dès le départ : les gens se trouvent sur les réseaux sociaux. Donc moi, avec mon activité, je dois m’y trouver aussi, pour maximiser les chances de capter ces personnes. Et ensuite, une fois que je suis présent dessus, comment je capte les bonnes personnes pour les transformer et fatalement augmenter mon chiffre d’affaires ? Puisque, comme je dis souvent, on n’est pas la Croix-Rouge, d’accord ? Il faut bien payer les factures et le loyer à la fin du mois, et développer son activité. Donc il faut vendre et générer du chiffre d’affaires. Voilà un peu le contexte global que j’essaie de poser en premier.
L’IA, un super pouvoir à double tranchant
Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle maintenant importante et tout aussi fondamentale pour les réseaux sociaux ? Parce que l’IA donne quand même pas mal de super pouvoirs. Avec des avantages et des inconvénients, on ne va pas se mentir : ça donne des super pouvoirs aux gens qui sont compétents et qui savent très bien faire les choses, mais ça donne aussi des super pouvoirs à ceux qui ne savent rien faire et qui n’ont pas de compétences. C’est là où ça devient dangereux. Et c’est la partie compréhension des mécaniques de l’intelligence artificielle, sur toutes les notions, entre autres, de conformité, de gouvernance et d’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, qui sont d’ailleurs des choses qu’on voit pendant la formation que je vous présente, et que j’anime en plus pour le coup.
Cette façon d’utiliser l’intelligence artificielle a toute son importance. Les avantages sont nombreux : il me faudrait plus d’un webinaire de 45 minutes pour passer en long, en large et en travers tous les avantages et inconvénients de l’intelligence artificielle, je peux en parler pendant des heures de toute façon. Mais l’un d’eux, c’est qu’elle permet quoi qu’il arrive de produire, et de casser ce côté chronophage, ce côté où ça vous prend du temps pour produire votre contenu.
C’est une première chose, parce que pour être présent sur les réseaux sociaux, la première des choses, c’est de produire du contenu, que ce soit du contenu texte, image ou vidéo. Et souvent, 9 fois sur 10 en général, c’est ça qui freine les gens qui veulent se lancer, qui veulent se développer sur les réseaux sociaux : « Je ne sais pas quoi produire, je ne sais pas comment le produire, et une fois que j’ai à peu près une vague idée de ce que je dois produire, ça me prend un temps incommensurable et incalculable. » Donc l’IA casse déjà ce frein-là. C’est une réalité, il faut le savoir. Après, le tout, c’est de savoir comment faire. Mais ça, c’est dans un deuxième temps, et c’est en détail dans la formation en question. Je vais quand même parcourir un peu tout ça avec vous quoi qu’il arrive.
Ce qui freine le plus avec l’IA
Intervenant : Justement, j’en profite, Arnaud, parce qu’on est sur une slide où la question est : qu’est-ce qui vous freine le plus avec l’IA ? Tu viens d’aborder le sujet de la production régulière de contenu. Est-ce que nos amis dans le chat pourraient nous dire ce qui les freine le plus avec l’IA ? Est-ce que c’est produire régulièrement ? Est-ce que ce serait plutôt conserver votre identité, transformer l’audience en prospects, ou choisir les bons outils ? J’aimerais bien qu’on ait les réponses pour savoir quel est parfois le frein pour arriver sur les réseaux sociaux : produire du contenu, le choix des bons outils, la transformation de l’audience en prospects, ou la conservation de l’identité ? N’hésitez pas à nous le dire, parce que je pense que, sur la quantité de participants que vous êtes, ça peut être intéressant d’avoir un petit panel, une petite statistique.
Là, tu vois, on a déjà un participant qui nous dit la transformation de l’audience en prospects, une participante qui nous dit la conservation de l’identité, une autre pour le choix des bons outils et la transformation de l’audience aussi. C’est intéressant déjà.
Arnaud : C’est vrai que ce qui revient souvent, là, sur les trois personnes qui ont répondu, on a déjà deux sur trois qui mentionnent la transformation de l’audience. Et ça, au quotidien, c’est de toute façon quelque chose que je vois et qu’on voit tous les jours. Dans la majorité des cas, une fois qu’on a trouvé comment attirer les gens, c’est bien : « J’ai 1 000 abonnés sur mon Insta, j’ai une audience de 5 000 personnes sur LinkedIn, mais ils ne m’ont pas encore rapporté 1 €, si je puis dire. Comment je vais leur vendre, comment je vais les convertir, comment je vais leur proposer mon contenu, justement, tarifé ? »
Intervenant : C’est ça. On a une participante qui nous dit le choix des bons outils aussi, et une autre qui nous dit la transformation de l’audience.
Arnaud : Oui. Ça rejoint, ce n’est pas du tout surprenant, parce que ce sont vraiment les constatations de terrain. Le choix des bons outils, oui, bien sûr. Déjà avant, il y avait pléthore de choix d’outils pour faire tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux, si je puis dire. Depuis que tout ça est sorti, c’est maintenant fois 10, fois 20, fois 30, fois 50 : entre les outils pour créer le contenu, les outils pour le développer, essayer de l’automatiser, les outils pour le poster, pour programmer les publications, il y a à boire et à manger.
Intervenant : Il y a un message intéressant d’un participant, qui nous dit : et si le principal frein n’était pas lié à l’IA elle-même, mais à l’absence d’une stratégie suffisamment explicite pour savoir ce qu’on peut lui déléguer et ce qu’on doit absolument conserver humain ?
Stratégie : ce qu’on délègue à l’IA, ce qu’on garde
Arnaud : Tout à fait, très bonne remarque. Et c’est là où, justement, je reviens sur une réflexion très rapide que j’ai faite à un moment donné : l’IA donne des super pouvoirs, mais à tout le monde, à des gens qui ont des compétences, qui sont capables, et à des gens qui n’ont pas de compétences, qui ne savent pas faire. Et en fait, en fonction de là où on se trouve sur l’échelle des compétences et du savoir-faire, on n’est pas forcément capable de distinguer ce qu’on peut déléguer de ce qu’on ne peut pas déléguer.
Il y a beaucoup de gens qui se disent : « Super, j’ai de l’intelligence artificielle : crée-moi une vidéo virale qui va me permettre de générer 300 000 vues et de devenir la nouvelle célébrité et coqueluche de TikTok. » Non. C’est le pire exemple de la Terre pour utiliser l’IA dans son marketing de contenu. Et je fais le même exemple avec Facebook ou LinkedIn : « Génère-moi un post LinkedIn viral qui me permet de convertir un maximum de gens. » Vous êtes sûr qu’il n’y a rien qui marche.
Intervenant : Et Arnaud, si tu parlais un peu de la stratégie ? On en parle pas mal dans la formation, justement.
Arnaud : Tout à fait. C’est cette partie stratégique qui est importante, et c’est ce qui est vu, ce qui est présenté dans la formation. Une fois qu’on a compris ce que sont ces outils d’intelligence artificielle et ce qu’ils permettent de faire, on voit que ça permet de faire énormément de choses, mais pas le café. Ce ne sont pas des trucs autonomes, ce n’est pas de la magie. C’est de la technologie qui permet d’aller 100 fois plus vite. Mais ce n’est en aucun cas quelque chose à qui il faut déléguer votre cerveau. Je vais être très cash, brutal et direct là-dessus, d’accord ? Votre cerveau, c’est le vôtre. La stratégie, c’est la vôtre. Le raisonnement, c’est le vôtre.
L’IA va vous aider à amplifier tout ça, à tester des centaines et des centaines de pistes en un temps record, ce qui vous aurait pris des semaines, des mois dans d’autres circonstances. Mais l’une des premières questions à se poser, c’est justement : qu’est-ce que je délègue à l’IA, qu’est-ce que je garde comme décision, moi, en tant qu’être humain, et quelle stratégie je mets en place avec elle ? Ce n’est pas elle qui met une stratégie en place pour moi. Elle m’aide à tester des pistes, à itérer, à analyser ce qui a marché, ce qui ne marche pas. Mais en aucun cas je ne vais lui demander : « Fais-moi la meilleure stratégie de posts pour les réseaux sociaux. » Encore une fois, c’est le pire exemple, et rien ne marchera avec ça.
C’est tout ça qu’il faut être capable de garder pour soi. Quand je dis garder pour soi, c’est réfléchir à ce type de stratégie de mise en place, qu’on peut expérimenter, qu’on peut tester avec l’intelligence artificielle, mais en gardant toujours la réflexion, une partie de la supervision, de la décision, de l’analyse soi-même. En tant qu’humain, on est le prisme, on est la pierre angulaire de la décision, de la stratégie, de ce qu’on doit mettre en place pour créer, en l’occurrence, son contenu sur les réseaux sociaux : la façon, le sujet des vidéos, des choses comme ça.
On ne délègue pas son cerveau à l’intelligence artificielle. Je vous l’interdis formellement, et si vous venez dans cette formation, c’est red flag complet sur ce point. Je vous le dis d’avance, pour que vous ne soyez pas surpris. Vous ne trouverez pas le prompt magique qui vous permet de devenir millionnaire et de finir influenceur à Dubaï sur le capot d’une Lamborghini. Vous ne trouverez pas le prompt magique qui fait tout pour vous en un claquement de doigts.
La formation vous apprendra beaucoup de choses. Je vais vous présenter des outils, des méthodologies, des analyses, des cas pratiques, des façons de faire, des choses qu’on peut copier pour s’entraîner, pour les reproduire et se faire la main sur différents outils, différentes façons de faire. Mais en aucun cas il n’y a la martingale magique qui permet de devenir riche. Et de toute façon, si je l’avais trouvée, je la garderais pour moi, je deviendrais riche tout seul et je ne serais pas en train d’expliquer comment ça marche. Ça, je vous le dis très honnêtement, entre nous.
C’est pour ça que c’est une réflexion très intéressante. Ça prouve qu’on a déjà un petit niveau quand même, et qu’il y a des gens qui sont intéressés, qui ont conscience de ce qui se passe, de comment ça fonctionne, et qui se posent la question. Cette façon de se poser des questions, déjà le fait de se dire « qu’est-ce que je délègue, qu’est-ce que je ne délègue pas, comment je travaille avec cet outil, avec l’intelligence artificielle », c’est déjà une étape hyper importante : cette façon de le conscientiser, en quelque sorte. Donc c’est vraiment très bien, et ça promet pour la suite, pour la formation en elle-même.
Les trois piliers : outils, stratégie, pilotage
Justement, ce qui est bien, ce sont les trois piliers de l’IA : outils, stratégie, pilotage. L’idée, c’est de se dire : quand j’utilise mes outils d’intelligence artificielle, comment je les utilise au mieux et comment je vais optimiser ma façon de les utiliser ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Si vous avez déjà utilisé quelques outils, d’ailleurs, n’hésitez pas à nous dire dans le chat si vous avez déjà utilisé différents outils pour vos réseaux sociaux.
Par exemple, je vais en citer quelques-uns : ça peut être NotebookLM, pour archiver, standardiser un peu et noter vos idées, et trouver du contenu avec. Est-ce que vous avez utilisé des générateurs automatiques fournis par Facebook, Instagram, TikTok ou LinkedIn pour générer des posts automatiquement ? Est-ce que vous utilisez seulement ChatGPT ou Claude pour produire du contenu ? Gemini, donc les outils de Google ? Ou est-ce que vous avez une façon de faire qui est plutôt : « Tiens, je vais écrire à la main mes différentes idées, je vais voir un peu ce qui me passe par la tête, et après je vais les confronter aux outils d’IA » ? Donc je vois ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity et Copilot. C’est quand même varié, c’est déjà pas mal.
Intervenant : Et Arnaud, tu aurais un exemple par rapport à ce que tu es en train de dire, un exemple concret d’un client, de quelqu’un que tu as accompagné ?
Arnaud : Par rapport à quoi ?
Intervenant : Par rapport à ce que tu viens de dire sur les trois piliers.
Arnaud : Il y a encore des choses à dire avant que je passe au client. J’avance trop vite, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
Quelle IA choisir pour quel réseau social ?
Intervenant : Justement, Arnaud, moi, j’aimerais bien savoir s’il y a une IA, type ChatGPT, Claude, enfin un LLM, qui correspond mieux à un réseau social particulier. Par exemple, est-ce que ChatGPT marche mieux pour LinkedIn, ou Gemini pour TikTok ?
Arnaud : Alors, c’est une très bonne question. Et pour y répondre, je suis obligé de taper sur une catégorie de personnes sur les réseaux sociaux : ceux que j’appelle les « influvoleurs », et les influenceurs qui sont devenus experts du jour au lendemain et qui vous vendent le prompt magique. Je suis désolé, je suis comme ça, un peu taquin sur les bords des fois.
Bref, pour synthétiser, les intelligences artificielles les plus communes qui existent : Copilot pour Microsoft, Perplexity, Claude pour Anthropic, ChatGPT pour OpenAI, Gemini pour Google. Globalement, à 75-80 % de leur infrastructure et de leur façon d’être conçues, elles font la même chose. Et les 20 % restants, c’est leur façon d’interagir un peu avec vous, c’est-à-dire la façon de s’adresser à vous, le verbatim utilisé, le lexique employé pour s’adresser à vous. Mais sur 80 % de leur fonctionnement, elles sont toutes pareilles.
Elles vont quasiment toutes, entre guillemets, vous livrer le même résultat. Entre guillemets, parce que deux IA différentes ne livrent pas le même résultat, et une même IA ne livre pas deux fois le même résultat. Ça reste des algorithmes probabilistes : ce sont des statistiques que ça vous livre. Je ne vais pas rentrer dans le détail pendant ce webinaire, sinon je n’en finis pas, et c’est quelque chose qui est abordé pendant la formation de toute façon, pour rappeler un peu comment ça fonctionne. L’IA, ce n’est pas une science infuse : c’est quelque chose qui évalue la meilleure probabilité en fonction de la question que vous lui posez. C’est pour ça que quand vous posez deux fois la même question à l’identique, ça ne génère jamais deux fois la même réponse.
Piloter l’IA de A à Z
Donc quand vous voulez, par exemple, un post optimisé pour Facebook ou pour LinkedIn, le meilleur moyen d’avoir la meilleure réponse de la part de votre intelligence artificielle, c’est d’être capable de lui dire ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, quel post a fonctionné, quel post n’a pas marché, quel style vous voulez. Vous êtes obligé de la piloter de A à Z. Pourquoi ? Parce que si vous lui demandez le meilleur post LinkedIn comme ça, de but en blanc, brut de décoffrage, qu’est-ce qu’elle fait ? Elle va vous pondre le post qui est dans la moyenne de ce qu’elle connaît, de ce qu’elle trouve sur Internet et de ce sur quoi elle a été entraînée.
En gros, toute seule comme une grande, elle a été entraînée sur des données, des données ouvertes ou pas. Ça, c’est un autre débat, sur la propriété intellectuelle, qui est aussi en partie abordé dans la formation. Mais en tout cas, elle est entraînée sur tous ces posts-là, et si vous lui demandez simplement de rédiger le meilleur post pour ce réseau social, elle vous fait, en gros, je fais simple, la moyenne de ce qu’elle sait, de ce qu’elle voit et de ce qu’elle connaît sur Internet.
Par contre, si vous êtes capable de lui dire : « Je suis tel influenceur sur LinkedIn, il est Top Voice 2024-2025. Lui, quand il fait des posts, en général, c’est minimum 50 000 à 100 000 impressions par post. Il commence avec un hook, une accroche un peu satirique et un peu limite tendance [inaudible]. Il écrit des paragraphes aérés sous forme de bullet points, très lisibles, avec certaines icônes et emojis, mais sans trop surcharger. Par contre, je n’aime pas son style, qui est trop comique et trop humoristique, ce n’est pas assez professionnel à mon goût. » Quand vous commencez à la piloter comme ça, par rapport à ce que vous trouvez sur Internet, aux posts qui fonctionnent, qui vous plaisent, qui correspondent à votre façon de voir les choses, là, peu importe l’IA que vous prenez, que ce soit Claude, ChatGPT, Gemini — je mets Perplexity de côté, j’y reviens vite fait après —, l’IA va être capable de vous produire un contenu de meilleure qualité.
Itérer plutôt que chercher le prompt parfait
Deuxième chose : vouloir un contenu de bonne qualité, de très bonne qualité, ou un contenu optimal en un seul shot, en un seul prompt, c’est aussi le meilleur moyen de se faire piéger et de prendre un raccourci dans la façon d’utiliser l’intelligence artificielle. La meilleure des choses, quoi qu’il arrive, c’est en deux, trois échanges. J’ai fait un premier prompt. En tout cas, avant même de parler de prompt, j’ai exprimé ce que je veux et je l’ai verbalisé avec des mots. C’est le type d’expression que j’emploie, au lieu de simplement dire « prompt ».
Dire « prompt », c’est bien, c’est marrant. Au départ, c’est un terme de l’informatique : c’est le prompt de la console, dans le terminal de commande, quand vous étiez sur Linux ou sur DOS à l’époque. Et « prompter », c’est devenu maintenant un verbe apparemment utilisé tous les jours pour dire qu’il faut parler à son IA. D’accord, mais il faut apprendre à lui parler correctement. Et la première des choses pour apprendre à lui parler correctement, c’est une des clés, un des secrets qui font qu’on utilise bien ou mal l’intelligence artificielle : c’est verbaliser, formaliser de manière claire ce que vous avez dans la tête.
Verbaliser : l’exercice de l’image
Je prends très souvent comme exemple les IA qui font des images : ChatGPT avec son module de génération d’images, Midjourney avec sa génération d’images, Leonardo, vous en avez d’autres qui sont très bien pour ça. Le meilleur test pour vous entraîner, pour tester votre capacité à verbaliser, à formaliser par des mots, par des phrases structurées, claires et cohérentes, c’est de vous entraîner à lui faire générer une image que vous avez dans la tête. Si cette image, une fois générée, correspond à plus de 95 %, dans le meilleur des cas à 100 %, à ce que vous aviez en tête, c’est ce que j’essaie de faire déclencher chez mes clients, chez les gens qu’on accompagne : cet effet waouh. « OK, donc là, j’ai réussi : ce que j’avais dans la tête, je l’ai maintenant en face de moi. » Ça veut dire que je commence à comprendre vraiment.
J’ai imaginé telle scène, peu importe laquelle. Moi, depuis que je suis gamin, je suis fan de Batman. Je mets en scène Batman dans une situation particulière, dans un environnement cyberpunk parce que j’adore Blade Runner, et je le mets en confrontation avec une version ultra-stéroïdée de Bane. Je m’inspire du comic book Knightfall, où Bane lui brise la colonne vertébrale, et je le mets dans une certaine situation de combat que j’ai imaginée. Cette image, je l’ai en tête. Je la formule, je la verbalise jusqu’à avoir l’image la plus proche possible de ce que j’ai en tête. Et là, je vous promets, 10 fois sur 10, j’ai un effet waouh qui se déclenche.
Je n’ai pas à être dessinateur. Je n’ai pas à savoir manier le crayon ou à apprendre la compétence du dessin, qui m’aurait pris des années et des années à acquérir pour matérialiser ce que j’ai en tête. Et quand on arrive à le faire, on peut ensuite l’adapter à la vidéo, au texte. C’est ça, le vrai secret de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans son quotidien. Ici, on le voit sur le marketing de contenu, sur la création de posts sur les réseaux sociaux : post vidéo, post image, post texte. Mais il est là, le vrai levier, le vrai déclencheur, si je puis dire : être capable de savoir ce qu’on veut, être capable de le verbaliser, de le formaliser correctement, de le structurer, et d’itérer avec 2, 3, 4, 5, 6 échanges, ou x échanges, avec la machine pour produire le résultat : « Voilà, c’est ça que j’avais en tête, c’est ça que je veux. »
Après, vous pouvez me dire aussi : « Mais si je n’ai rien en tête, comment je fais ? » Alors là, c’est un autre débat, parce qu’on peut se dire : « Je n’ai pas forcément la capacité non plus, je ne suis peut-être pas community manager. » Encore un qui aime Batman : je savais bien que ça allait au moins faire écho chez une personne, ça marche toujours. On peut se dire : « Je ne suis pas forcément créatif, je n’ai pas forcément d’idée sur ce que je veux faire. » Et c’est là où souvent je pousse la réflexion un peu plus loin, parce que je trouve qu’on peut développer avec l’intelligence artificielle une nouvelle compétence, qui était plus compliquée à développer avant : celle que j’appelle « apprendre à apprendre ».
Ce que la formation permet d’apprendre
Intervenant : Justement, tu me fais une bonne transition pour la slide suivante : qu’est-ce qu’on va apprendre, qu’est-ce qu’on va construire concrètement durant cette formation ? Et après, on verra l’autre slide : ce qu’on ne va pas apprendre.
Arnaud : Voilà, c’est ça. Ce qu’on va apprendre durant cette formation, c’est d’abord communiquer correctement avec la machine. Être capable de structurer ses pensées, structurer sa réflexion pour pouvoir écrire, et ensuite arriver à ce qu’on appelle le prompt, qui permet à la machine de générer le contenu qui vous correspond, qui vous intéresse et surtout que vous avez exprimé verbalement et structurellement parlant.
Ensuite, on va voir toutes les parties un peu plus pointues de la création de contenu, avec l’analyse et le positionnement : quelle est mon activité, qu’est-ce que je veux promouvoir sur les réseaux sociaux, qu’est-ce que je veux mettre en avant, qu’est-ce que je veux expliquer, comment mettre en avant mon expertise, comment me créer sur les réseaux sociaux une niche dans laquelle j’interviens, dans laquelle je peux m’exprimer librement et créer du contenu à profusion. Parce qu’on verra aussi que, dans la création de contenu sur les réseaux sociaux, la notion de niche, d’expertise et de capacité à pouvoir parler et s’exprimer de manière quasi infinie est super importante pour se différencier. C’est pour ça que tout le monde n’y arrive pas. C’est un peu une espèce de sélection naturelle sur les réseaux sociaux.
Il y a le contenu : on verra aussi le contenu multiformat, parce qu’on ne dit pas la même chose à l’écrit, en image et en vidéo. Puis toute la partie moteur éditorial : une fois qu’on a créé ce contenu avec la machine, est-ce qu’on ne peut pas s’organiser un petit peu ? Mettre en place un calendrier éditorial : je parle de quoi cette semaine ? Je parle de quoi demain ? Est-ce que je vais plutôt faire cette semaine du contenu vidéo, du contenu texte ou de l’image ? Est-ce qu’il n’y a pas des logiciels qui me permettent de créer ce calendrier éditorial ? Je vous réponds déjà que si, et on les verra ensemble.
Un seul réseau ou plusieurs ?
Et surtout : est-ce que je peux piloter plusieurs réseaux sociaux en même temps ? Là, je rebondis tout de suite sur une question qui est souvent posée. Est-ce qu’il est plus intéressant, dans son marketing de contenu, pour développer son activité, de diffuser sur plusieurs réseaux sociaux en même temps, ou de prendre un réseau social, de le poncer jusqu’au bout et de se servir des autres comme simples relais, par exemple ? Est-ce qu’il vaut mieux une stratégie définie sur cinq réseaux sociaux différents, et essayer de cibler les cinq correctement ? Je vous spoile d’avance : 9 fois sur 10, on n’y arrive pas, parce que c’est compliqué de se disperser sur cinq canaux différents. Ou est-ce qu’il vaut mieux choisir un réseau social sur lequel on est le plus à l’aise et le poncer jusqu’au bout, jusqu’à la mort comme je dis souvent, le poncer au maximum pour pouvoir s’en servir comme premier levier d’acquisition ?
Acquisition et pilotage : de l’audience au prospect
Et donc, acquisition et pilotage. À partir de là, les gens sont accrochés. Il y a un déclic qui se fait, ils sont attirés. Maintenant, il faut que je récupère leur identité, que je puisse les recontacter, valider leur intérêt, faire en sorte que ce soient des leads chauds et qualifiés, que je peux ensuite intégrer dans mon pipe de prospection, pour pouvoir leur proposer le contenu que j’ai — quand je dis le contenu, c’est la prestation que je propose —, ou, dans le cas d’un organisme de formation par exemple, ou de quelqu’un qui fait de l’accompagnement, leur proposer des accompagnements et des formations personnalisées. C’est tout ça que permet le marketing de contenu sur les réseaux sociaux, c’est tout ce que permet l’IA aussi, et c’est tout ce qu’on voit durant cette formation notamment.
Si je prends un exemple, je reviens vite fait sur l’analyse et le positionnement : la matrice, qui permet rapidement de savoir comment identifier et catégoriser son prospect et le produit qu’on lui vend. Ce sont des petits trucs qu’on voit en formation commerce, mais qui sont bien à appliquer comme petits tips au quotidien dans ce qu’on fait. C’est pour ça que c’est pas mal.
Ce que la formation n’est pas
Ce que la formation n’est pas : ce n’est pas un générateur de posts. Ça, vous l’aurez compris, je pense.
Intervenant : Tu as été précis là-dessus, Arnaud, merci.
Arnaud : Oui, j’évite de vendre du rêve. Ce n’est pas du tout ma façon de faire, de vendre du rêve.
Intervenant : Tu n’es pas un « influvoleur ».
Arnaud : Non, non. Je n’ai rien contre Dubaï et la Lamborghini, je veux bien y aller. Mais les « influvoleurs », ce n’est pas du tout mon truc, ce n’est pas du tout moi. Je suis très taquin avec eux, mais si on prend 10 secondes pour faire un peu de psychologie humaine, ça se comprend aussi. C’est une force qu’ils ont d’un point de vue psychologique : je peux entendre qu’on puisse à un moment donné baisser sa garde, lâcher l’affaire et se dire « oui, je vais à la facilité ». C’est une des forces aussi des réseaux sociaux. Moi, je le vois quand je passe énormément d’heures dessus : même moi, qui porte pas mal de red flags et de verrous, à un moment donné, je sens ma propre garde baisser, mes défenses un peu baissées, et on peut être « matrixé » par les réseaux sociaux. C’est pour ça que je suis taquin avec eux, mais la mécanique est bien huilée, si je puis dire. Ça, c’est un autre sujet.
Une certification enregistrée à France Compétences
Intervenant : Si on peut se permettre de revenir juste un petit peu en arrière sur ce que la formation est finalement : qu’est-ce qui se passe ? Il y a la délivrance d’un diplôme, d’une certification ?
Arnaud : À la fin, justement, vous avez une certification, parce que c’est une formation enregistrée à France Compétences : c’est la RS 7439. Cette formation prépare à cette certification. Donc vous avez une certification reconnue par France Compétences, qui permet aussi de mettre en avant ce que vous avez appris, ce qu’on aura vu ensemble, pour dire : « J’ai un document qui atteste, et qui est reconnu par l’État, que j’ai validé une série de compétences sur cette façon de faire, sur cette formation. »
C’est toujours un plus sur le CV, et c’est un plus aussi dans la montée en compétences quand on est en poste, comme salarié par exemple. Mettons que vous soyez salarié dans une agence web, ou dans le département marketing d’une entreprise, peut-être une banque, peut-être un menuisier ou autre chose, que vous vouliez monter en compétences, que votre patron soit d’accord et qu’il ait envie de développer ça avec vous : c’est justement très pertinent de suivre ce type de formation qui est reconnue. Parce qu’en plus, si demain vous voulez faire autre chose, vous changez d’entreprise ou vous voulez vous lancer à votre compte, cette compétence, vous l’avez toujours, et elle reste une plus-value sur votre CV.
Pour qui, et avec quels prérequis
Intervenant : Je me permets de poser la question à nos amis participants aujourd’hui : combien d’entre vous veulent se former au marketing pour les réseaux sociaux en utilisant l’IA, et dans quel but ? Est-ce que c’est parce que vous êtes salarié et que vous voulez monter en compétences au sein de votre société, ce qui est tout à fait normal et légitime ? Ou est-ce que c’est parce que vous êtes entrepreneur et que vous voulez générer des posts de meilleure qualité, ou en tout cas en générer, parce que vous ne le faites pas aujourd’hui ? Ce qui serait intéressant, c’est de savoir exactement ce dont vous avez besoin : est-ce que c’est dans le cadre de votre salariat, ou dans le cadre de votre entrepreneuriat ?
Arnaud : Sachant que, pour cette formation, que ce soit bien clair, je le précise quand même : si vous ne connaissez pas les réseaux sociaux, si vous n’êtes pas à l’aise dessus, si vous n’êtes pas familier avec ça, en termes de prérequis, ce n’est pas grave. Ce sont des choses qui sont vues pendant la formation, qui sont explicitées, qui sont transmises. Donc on peut partir de zéro et monter jusqu’à un. Cette formation est prévue pour ça aussi. Il ne faut pas hésiter à se dire : « Moi, je n’y connais rien, il faut que je commence quelque part. Cette formation, je la trouve intéressante parce qu’en plus elle est enregistrée à France Compétences et elle me permet d’avoir une certification officielle. » C’est aussi fait pour ça. Il ne faut surtout pas se dire, parce qu’on n’y connaît rien ou parce que les réseaux sociaux ne sont pas son truc, qu’il faut en avoir peur et ne pas être intéressé.
Organisation : e-learning et accompagnement par le formateur
Intervenant : On a une participante qui nous dit qu’elle veut améliorer ses compétences, mais qu’elle n’a pas le temps de se former au quotidien autant que nécessaire. Je me suis permis de lui répondre, mais peut-être que tu seras plus précis que moi, Arnaud : est-ce qu’elle a besoin de beaucoup de temps à consacrer à cette formation ?
Arnaud : Dans cette formation, la répartition du contenu est bien faite : il y a toute une partie théorique qui est en e-learning, donc accessible en fonction de son planning — on est plus à l’aise le soir, entre midi et deux, le week-end, des choses du style. Et il y a tout un temps d’accompagnement avec moi, pour mettre en pratique, pour échanger avec le formateur. Ce que j’appelle la partie asynchrone, la partie théorique, peut se faire en e-learning pour l’acquisition des connaissances. Le formateur, donc moi-même, reste accessible par mail, par chat dans la plateforme, pour pouvoir répondre pendant le cours en e-learning.
Mais il y a ensuite cet accompagnement, ce temps de visio avec le formateur, pour répondre aux questions, préciser les choses, tester, pratiquer, me montrer vos exercices, et que je puisse vous dire : « Ça, c’est bien ; ça, ce n’est pas bien ; ça, il faut l’améliorer ; ça, il faut itérer ; il faut continuer », et ainsi de suite. Je trouve que ça permet de trouver le bon compromis entre les deux mondes. D’un côté, la formation en visio, où le temps est imposé, par exemple 3 fois 7 heures, trois journées complètes où l’on est obligé de se bloquer de 9 h à 17 h, on ne peut pas faire autrement. Ça combine un peu le meilleur du e-learning, où vous êtes autonome sur une bonne partie — mais si vous êtes complètement autonome, à un moment donné, vous êtes « alone in the dark », et ce n’est pas toujours hyper motivant et intéressant. C’est là où j’interviens comme formateur, avec plusieurs heures réparties, pour garder un, le côté humain, deux, le côté expertise, et trois, la confrontation entre ce que vous apprenez et ce que je peux apporter et commenter sur ce que vous avez appris et ce que vous pratiquez.
Un « post pro », ça se définit
Intervenant : On a une participante qui veut générer des posts pro et gagner du temps aussi.
Arnaud : Oui, c’est souvent ce gain de temps qui revient. Et les posts pro, c’est là où il faut bien définir cette notion de post professionnel. Je précise rapidement pourquoi : c’est une erreur qu’on fait souvent avec les outils d’intelligence artificielle, tous domaines confondus. On a tendance à croire que l’IA sait ce que c’est qu’un post professionnel. Et c’est quelque chose que j’explique dans toutes les formations dans lesquelles j’interviens dès qu’il y a la notion d’IA : le moindre truc, il faut le lui expliquer.
Le meilleur moyen de se faire avoir et de générer un contenu qui n’est pas pertinent, qui n’est pas de qualité, c’est de croire qu’elle sait. Elle connaît beaucoup de choses, mais elle ne sait pas. Elle est capable d’ingurgiter plein de choses, elle a accès à plein de choses, mais il faut absolument tout lui donner, de A à Z. Sinon, c’est le meilleur raccourci pour faire des erreurs et avoir quelque chose qui nous déçoit. Parce que la pire des choses, en tant qu’utilisateur, c’est quand vous avez un produit dont vous savez que derrière il y a des milliards de dollars injectés, des entreprises de fous furieux cotées en Bourse, et que vous vous dites à la fin : « Tout ça pour ça ? Je fais une demande et j’ai un résultat aussi bancal que ça ? Ça ne m’intéresse plus, je me désabonne. À quoi ça sert, cette technologie ? » C’est la pire des choses comme utilisateur, et vous êtes sûr de ne pas y revenir.
Parcours, financement et points de vigilance
Intervenant : Je pense que tout le monde a vu ce que la formation n’est pas, et merci Arnaud pour tes super précisions. On va terminer rapidement, parce qu’on est déjà à 46-47 minutes de diffusion. En dernier lieu, on voit ce que la méthode peut changer pour votre TPE, ou pour l’entreprise dans laquelle vous travaillez : du temps, la cohérence du business, avec quand même un petit mot en dessous : « L’IA accélère l’exécution, mais la stratégie reste humaine. » On revient sur le mantra d’Arnaud. Donc ça, c’est vraiment super.
Et puis vous avez un petit parcours jusqu’à la certification, qu’on voit ici : un entretien, un test avec un minimum de 10/20 note minimale. Au niveau du règlement, ça peut se faire en utilisant son CPF. Vous avez une formation de 19 heures : 14 heures d’e-learning, 4 heures de classe virtuelle et 1 heure de suivi individualisé, avec à la fin un examen sur la RS 7439. Voilà un petit mémo à retenir avant de vous lancer. La RS 7439, c’est une certification qui est active, évidemment, avec un parcours qui dure 19 heures. Le tarif est de 1 650 € TTC tarif, avec un plafond à 1 500 € plafond, ce qui vous laisse un reste à payer de 250 €, avec admission et examens qui sont évidemment encadrés.
Arnaud : Tout à fait. Petite précision : faites attention, quand vous regardez des formations sur France Compétences, il y a des formations actives. Vérifiez bien, quand vous cherchez une formation, qu’elle est bien à l’état actif et pas inactif. Ça arrive. J’ai souvent eu le cas de gens qui se sont malheureusement fait avoir parce que la formation n’était plus active, ou n’était pas active, mais était pourtant toujours présente sur France Compétences. Donc il faut bien faire attention à ça.
Questions du chat
Intervenant : Est-ce que vous avez des questions dans le chat ? Je vois qu’on a perdu un petit peu de participants. Tout le monde voulait respecter les 45 minutes, mais on a été un petit peu longs parce qu’on se voulait précis. Est-ce que vous avez des questions, ou est-ce que tout a été assez clair pour vous ?
Intervenant : Un participant pose une question d’un point de vue RH. J’ai plus ou moins répondu, Arnaud. Je pense que votre question, c’est de savoir si ça peut être financé par l’entreprise. Merci aux participantes. Oui, ça peut tout à fait être financé via l’entreprise, par le plan de développement des compétences ou par votre OPCO. Je vous suggère de vous rapprocher de votre service RH pour voir les possibilités de financement.
Intervenant : Ah non, ce n’était pas ça. Regarde : d’un point de vue RH, RGPD, CNIL.
Intervenant : Ah, je n’avais pas vu. Arnaud, tu peux peut-être répondre, d’un point de vue RGPD et CNIL ?
Arnaud : Justement, ça fait partie des choses qu’on voit pendant la formation : protection des données, utilisation, propriété intellectuelle des posts, des images, des vidéos générées, des choses comme ça. Juste pour préciser : est-ce que ce qui t’intéresse, c’est plutôt l’aspect protection de la propriété intellectuelle, ou la protection des données, dans le sens où l’on fait attention, en tant que salarié par exemple, à ne pas injecter des données de son entreprise dans l’intelligence artificielle, ou, en tant qu’entrepreneur, à ce qu’on met à l’intérieur de l’IA pour ne pas avoir de fuites d’informations ou de problèmes comme ça ? Ou est-ce que c’est encore un autre sujet que tu voulais voir ? C’est juste pour que je puisse cadrer un peu le contexte.
Intervenant : Ce que je vous suggère, vu qu’on est en train de dépasser le temps limite, c’est peut-être de cliquer sur le bouton « Nous recontacter », et on pourra vous répondre confortablement, en y prenant le temps. Merci en tout cas pour votre investissement sur ce chat et durant ce webinaire.
Clôture
Intervenant : Merci à toutes et à tous d’avoir été présents, d’avoir été super actifs dans le chat. C’était vraiment un plaisir d’être avec vous ce matin. Merci Alexandra, merci Jonathan et merci Arnaud, avec beaucoup d’humour, Arnaud.
Intervenant : Oui, il faut : sinon les formations ne sont pas drôles phrase. N’hésitez pas, en tout cas, je vous souhaite de vous inscrire à la formation. On a encore beaucoup de choses à voir, à transmettre et à partager ensemble.
Intervenant : Faites attention, on a un nouveau webinaire qui arrive bientôt. En vous abonnant à notre chaîne, vous serez prévenus. À très vite, tout le monde. Merci encore, merci beaucoup. Au revoir.

ChatGPT
Claude
Perplexity
Mistral




